Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : NiQSE
  • NiQSE
  • : Création, édition, développement de logiciels simples et pratiques pour les managers QHSE, RH, ....
  • Contact

Aujourd'hui

Rechercher

DEMANDE DE DEVIS

1- Télécharger le questionnaire préalable

2- Complétez le fichier

3- Renvoyez le fichier en cliquant ICI

 

Besoin d'informations ? :

QRCode Carte de visite NiQSE


Pages

29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 21:30
Le document unique. Qui n'a pas entendu parler de ça ?  Beaucoup trop de gens voient cela comme une finalité , alors que ça n'est rien d'autre qu'une méthodologie, un outil.

Je vais vous présenter ici une méthode courte , assez simple qui permet d'intégrer un assez grand nombre de problématiques.

Voici les grandes mailles :
grandes-mailles-cr--ation-document-unique.jpg
Etape 1 : définir les unités homogènes de travail:
    Vous pouvez choisir entre un découpage géographique de votre société ( complexe selon la taille et la structure de la société), par intitulé de poste (très souvent difficile de par la création de nouveaux intitulés), par machine (peut vite devenir fastidieux) ou par activité (necessitera d'intégrer beaucoup de choses lors de la cotation).
Le découpage que je préconise c'est un découpage qui permet de limiter le nombre d'unité à analyser (il faut penser que cette analyse doit être constamment mise à jour. On peut rapidment construire une usine à gaz

Etape 2 : Définir les risques envisageable. Il existe des listes plus ou moins exhaustives de risques. Tous ne vous concerne pas forcément ( rayonnement ionisant par exemple )  le site de l'INRS identifie une bonne vingtaine de risques. 

Etape 3 : Coter le risque c'est à dire que pour chaque unité identifiée et pour chaque risque il va falloir attribuer une note. On verra un peu plus tard comment attribuer cette note. Si on a choisi 20 unités de travail et identifié 20 risques  différents on doit faire déjà 400 cotations qui peuvent chacune intégrer différents critrères. On sens bien l'aspect  fastidieux qui pointe, d'ou la nécessité d'une méthode rigoureuse pour être homogène et pour ne pas avoir une personne à plein temps qui ne fait plus que des cotations. J'insite dès à présent sur le fait que la cotation doit être le fruit d'un travail de groupe et non pas celui d'une personne dans son coin. La rédaction du document unique doit être un outil de mesure du risque mais doit aussi permettre de faire acquérir une sensibilité "Prévention" aux participants afin qu'ils deviennent moteurs de prévention.

Etape 4 : Identifier les axes de progrès. En synthétisant les cotations par risque on doit, dès cette étape, pouvoir dégager de grandes tendnces qui permettrons d'identifer les axes de progrès qui seront très uitles notamment au moment de définir la politique de prévention de la société, voir les objectifs.

Etape 5
:l'employeur ne peut pas agir en même temps sur tout. Le principe de priorisation sera donc tacitement admis  (si tant est que la méhode soit logique et construite) . C'est là qu'il est nécessaire d'avoir des critères de cotation logiques et rigoureux de façon à ce que les cotations des risques représentent les risques réels de la société et non l'avis d'une personne.

Cotation du risque


Le risque, pour être évalué, doit être défini précisément.
Ainsi, il ne servira à rien de coter un risque de chute de plain pied pour une société de service si on ne dit pas que ce risque comprend le rangement des zones de travail, le stockage des archives.......
L'objectif ici est de pouvoir s'assurer que tous les risques de la société sont pris en compte. Il sera difficilement admis par un inspecteur du travail une phrase du type "on a du mettre ça dans le risque de chute de plain pied." Il est nécessaire de pouvoir prouver que tous les risques sont pris en comptes (et donc de l'écrire) mais aussi de connaitre le contenu du document. Encore une fois la mise à jour doit être continuelle en fonction de l'historique de la société.

Pour la cotation je propose 4 facteurs :
Fréquence (d'apparition de la situation à risque)
Occurence : ( nombre d'accidents survenus dans une période de temps)
Gravité (si l'accident coté arrive)
Maîtrise du risque ( Elements permettant de réduire le risque)
Facteurs-de-cotation-du-risque.jpgSi l'on veut avoir une logique dans la cotation des différents risques parmis les différentes unités il est nécessaire de définir une matrice de décision

Pts Fréquence
> 1 x par
Occurrence
> 1 AT sous
Gravité
arrêt >
Maîtrise
7       H
6       O
5 jour 3 mois 30 j H + O
4 semaine 6 mois 15 j T
3 mois 12 mois 5 j H + T
2 année 24 mois 2 j O + T
1       H + O + T


H :Humain (connaissances des collaborateurs , formation...)
O: Organisation  ( période de travail, durée de travail etc....)
T : Technique (Les protections physiques ou immatérielles par exemple, des armoires....)


A ce stade on voit que si on reprend nos 20 unités de travail avec 20 risques, on a pour chacun 4 facteurs à déterminer pour obtenir une note ( produits des 4 facteurs ). On a maintenant 1600 éléments à déterminer. On s'approche de l'usine à gaz. Sauf que cette méthode structurées, si elle s'accompagne d'enregistrements  de ce que l'on a pris en compte permet d'identifier plus facilement les axes de progrès et ensuite , de part les notes attribuées de prioriser les actions. L'outil informatique prend ici toute sa valeur car s'il est bien fait il doit peremttre de se concenrtre sur le contenu dece que l'on note plutot que sur la forme.

Ainsi par exemple pour notre risque de chute de plain pied.
On va prendre en compte le rangement (via par exemple une note relative à un audit spécifique i.e. 5S)
On va prendre en compte le cheminement à faire par jour ( aller aux archives, distribuer le courrier...)

Fréquence     5 points
Occurence :      2 points
Gravité :             3 points
Maîtrisie :           1 points

Note totale : 5 x 2 x 3 x 1 = 30  ( avec un max à 875 points)

La fréquence est facile à déterminer si on a une unité homogène de travail
L'occurnce permet de prendre en compte les accidents qui ont eu lieu dans l'histoire de la société et donc de prendre en compte une probilité réelle et non théorique d'occurence des accidents (et même de déterminer une efficacité des facteurs de maîtrise mis en place
La gravité : elle doit s'inspirer des accidents survenus et s'il n'y en a pas eu, on peut se renseigner auprès de la CRAM pour obtenir des données statistique sur les AT par risque dans votre branche d'activité.
La Maitrise : On va par exemple ici intégrer le fait que l'on a déjà publié une note relative au rangement, sur le fait que l'unité à fait l'objet d'un programme 5 S, que les archives ont été externalisées, que l'on numérise en systématique les document  etc....

On voit ici que le facteur de maîtrise doit faire l'objet de commentaire pour permettre une meilleure appréciation de la note donnée.

Pour conclure, on peut réduire le risque en agissant, en simultané ou pas, sur chacun des 4 facteurs. On peut réduire la fréquence du risque ( si on numérise les documents on réduit le nombre de déplacements)
On peut également agir sur la gravité, par exemple si on favorise le sport dans l'entreprise, la gravité pourra être réduite. De même que s'il l'on met en place des postes adaptés.
Dans cet exemple on ne pourra pas/peu agir sur l'occurence (rarrement d'ailleurs)
Et ou pourra agir sur les différents facteurs de maitrise du risque : en renforcant les audits 5 S, en ajoutant des armoires en numérisant plus de choses (fax, compte rendu, mail...)en réduisant la quantié de papier......

La fin du travail consiste ensuite à faire la synthèse par unité et par risque pour dégager les tendances et définir la politique de la société en terme de prévention, de définir les actions phares ( en fonction des notes totales obtenues)  et donc ensuite des budgets sur une ou plusieurs années.

"Y'a plus qu'a....."


Repost 0
Published by Nicolas COURTOIS - dans Document unique
commenter cet article
15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 22:50

Dans le cadre du document unique, j'ai créé un outil pour assurer une certaine hamonisation dans l'évaluation des risques au fur et à mesure des analyses de postes.
Cette évaluation est une compilation d'un certain nombre de document dont ceux de la CRAM, de l'INRS et de bien d'autre.

L’outils étant, en fait, un questionnaire dédié à chacun des 20 risques identifés par l’INRS, à savoir :

  1. Chute de plain-pied
  2. Chute de hauteur
  3. Manutention manuelle
  4. Manutention mécanique
  5. Circulation dans l'entreprise
  6. Effondrement et chutes d'objets
  7. Machines outils
  8. Bruit
  9. Produits chimiques
  10. Emissions et déchets
  11. Incendie et explosion
  12. Electricité
  13. Eclairage
  14. Travail sur écran
  15. Ambiances climatiques
  16. Manque d'hygiène
  17. Intervention d'entreprises extérieures
  18. Manque de formation
  19. Routier
  20. Travailleur isolé

 Ainsi, si on prend l’exemple du risque chimique, le questionnaire est le suivant :

  Le questionnaire sera disponible bientôt en format lisible

 

On peut donc synthétiser les informations comme il suit :

Remarque : il est important que, de ces évaluations des risques, en ressorte des actions concrètes qui soient suivies ( grâce à un plan d'action : cf article Plan d'action conforme à l'ISO 9001 v 2000 et l'ISO 14001 v 2004 )

Ensuite on peut regrouper plusieurs évaluations des risques pour plusieurs postes :

Que l'on peut synthétiser sous cette forme : le document unique :

Les couleurs représentant les risques relatifs calculés sur la base des cotations faites juste après le questionnaire.

Repost 0
Published by Nicolas COURTOIS - dans Document unique
commenter cet article